Je manque de volonté avec la nourriture, vraiment ?
- Céline Emin Diététicienne

- il y a 2 jours
- 3 min de lecture
"Quand on veut, on peut". C'est faux.

"Quand on veut, on peut."
On l'a toutes entendue, cette phrase. On se l'est même souvent répétée à soi-même, le soir, après avoir craqué sur le chocolat ou après avoir encore annulé la séance de sport ou après s'être dit pour la centième fois que cette semaine, ça va changer.
Et si cette phrase était non seulement fausse, mais carrément cruelle ?
Le problème avec cette croyance
Derrière "quand on veut, on peut", il y a un sous-entendu silencieux et dévastateur : si tu n'y arrives pas, c'est que tu ne veux pas vraiment.
C'est une façon de retourner le problème contre toi, de transformer une difficulté réelle en défaut de caractère.
Pourtant, je veux te poser une question simple : est-ce que tu connais beaucoup de femmes qui ne veulent pas se sentir bien dans leur corps ? Qui ne veulent pas retrouver de l'énergie, de la légèreté, un rapport apaisé à la nourriture ?
Moi, en 10 ans de consultations, je n'en ai pas rencontré une seule.
Alors le problème n'est pas le vouloir, le problème, c'est le pouvoir.
Ce qui bloque vraiment
Quand quelque chose semble "plus fort que toi" : cette envie de grignoter le soir, cette incapacité à tenir un programme alimentaire pourtant raisonnable, ce sentiment de saboter ce qui te fait du bien, ce n'est pas de la faiblesse …
C'est ton système nerveux qui fait son travail : il te protège.
Il te protège de tes peurs, de tes émotions, de tes ressentis, de ton équilibre….
Quand tu es stressée, épuisée, surchargée, ton système nerveux passe en mode survie. Et en mode survie, les ressources sont réquisitionnées pour une seule chose : survivre. Pas pour prendre soin de toi, pas pour faire des choix alignés avec ce que tu veux.
Renverser la phrase

Au lieu de "quand on veut, on peut", je propose quelque chose de différent :
Quand on peut, on veut.
C'est quand le système nerveux est régulé, quand tu te sens en sécurité, quand tu n'es plus en mode survie permanent, que les bons choix deviennent naturels, fluides, presque évidents.
Pas parce que tu as plus de volonté mais parce que tu as moins besoin de lutter.
La différence est énorme.
Ce que ça change concrètement
Si le problème n'est pas ta volonté, alors la solution n'est pas de "faire plus d'efforts".
La solution, c'est de comprendre ce que ton corps essaie de te dire : ce dont il a besoin pour sortir de ce mode survie, ce qui t'a mise dans cet état et comment en sortir; sans régime, sans programme de fitness à 6h du matin et sans culpabilité.
C'est exactement ce sur quoi je travaille avec mes patientes : pas sur leur volonté mais sur leur système nerveux, leur relation à leur corps, et les signaux qu'ils envoient et qu'on a appris à ignorer.
Alors si tu t'es déjà dit "je manque de volonté", si tu t'es déjà jugée faible ou sans discipline, j'ai envie de te dire ceci :
Tu n'es pas sans volonté, tu es épuisée de lutter.
Ce n'est pas pareil et ça ne se règle pas de la même façon.
Si tu veux comprendre ce qui se passe vraiment dans ton corps et commencer à travailler avec lui, plutôt que contre lui, je t'invite à
Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire et que tu veux comprendre ce qui se passe vraiment pour toi, je t'invite à découvrir mon approche ici ou à réserver ton bilan personnalisé offert.



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